First Step in P

L’image qu’on se fait de la Palestine en lisant des livres, en cherchant des informations, en regardant des documentaires, est parfois assez proche de la réalité. On croit connaître beaucoup de choses. Mais lorsqu’on y met les pieds finalement, on comprend qu’il y a quelque chose qu’aucun livre n’est capable de transmettre. Une sensation qui n’est pas traduit par un mot. Avant de monter dans l’avion, et en arrivant, la terre tremble, le sang se fige, le rêve se déforme. La Terre sainte.

Landscape
Bethléem

A force d’en entendre parler comme d’un fantasme, on finit presque par se demander si cet endroit magique, lointain et omniprésent dans les discussions internationales existe vraiment. On se prend une claque quand on regarde la première fois le paysage, de Beit Sahour vers la colonie d’en face, à travers les collines où sont rangés les oliviers, après avoir passé le check point de Bethléem comme s’il s’agissait du péage à l’ouest de Nancy.

Un passeport rouge en poche, une commission européenne pour souffler dans le dos, des amis tous plus impatient les uns que les autres, tout cela ne suffit pas pour avoir le check point facile. Ici, dans les territoires de 48, c’est la loi est divine qui mène la danse. Il faut oublier le principe de présomption d’innocence : ici c’est celle de culpabilité qui règne. Quand un soldat a envie de t’emmerder, c’est son droit : seul Dieu peut juger. Il n’empêche que pour certains, l’addition sera sacrément amère.

Bethleem

Bethleem

Le visa, qui indique trois mois sur le tampon, est griffonné à la main pour réduire le séjour à un mois. Apparemment, rester trois mois dans les Territoires occupés suffit pour devenir un dangereux terroriste. Du coup, simple précaution de routine : pouf pouf, un coup de stylo magique et l’aventure se réduit à un mois. On se croirait en Afrique noire, où les documents officiels sontPassprt écrits au crayon.

Un mois, apparemment, c’est aussi largement suffisant pour connaître la région, selon les restrictions avisées de l’aimable Ben Gourion, heureusement transformé en aéroport. Le monde entier est bienvenu en Israël, tant qu’il ne séjourne pas longtemps et qu’il se fie à la propagande nationale : Palestine = Terrorisme. Ah non c’est vrai, la Palestine n’existe pas. C’est Judée Samarie le terme scientifique.

On sait qu’Israël préfère les immigrés aux touristes ; qu’il préfère les touristes aux ONG ; et les ONG aux photographes. Nous, on est un peu de tout. Un mélange bâtard animé par différentes curiosités. Et là il semble bien que nous sommes arrivés. Ca sent l’olive fraîche et un dimanche à Bethléem ça passe pas inaperçu, c’est bien le jour du Seigneur. Personne ne travaille, rien ne bouge, sauf les muezzins qui font leur office. Nous, on ne sait pas vraiment par quoi commencer. Tout ce qu’on sait c’est qu’à partir de maintenant, il n’est plus question de glander mais de profiter de la Palestine et de toutes les merveilles qu’elle a à offrir. A commencer par les bases : hoummous et falafel.

Gilgamesh

Published in: on 8 juin 2009 at 4:19  Laisser un commentaire  
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